posté le 26/05/09

ETAIX


Puisqu'il ne peut plus montrer ses films, Étaix écrit (des textes) !!

Voici donc le dernier opuscule de Pierre Étaix paru aux éditions du Cherche Midi: vingt textes drôles, touchants, poétiques, énigmatiques, pathétiques, élastiques, électriques et inédits qui, pour 7 euros toutes taxes comprises, feront un excellent remède à la sinistrose ambiante.

Pour plus d'infos ou pour découvrir quelques extraits:

http://sites.google.com/site/petitionetaix/

 

Autres nouvelles:

Les statuts de l'association "Il Étaix une fois" ont été déposés en préfecture. Nous attendons l'enregistrement officiel pour vous communiquer, lors d'une prochaine lettre, les statuts, les projets etc...

Plus d'informations sur l'association à cette adresse:

http://sites.google.com/site/petitionetaix/l-association-il-etaix-une-fois

 

Pour celles et ceux qui n'ont pas pu assister à l'audience du 15 mai , audience dont le verdict scellera le sort des films de Pierre Etaix, vous pouvez visiter le blog de Tilly et lire son excellent compte-rendu ici:

http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2009/05/jy-.html

 

Pour tout renseignement, suggestion ou contact:

lesfilmsdetaix@gmail.com

 

 

Et maintenant un appel !!

IL y a vraiment URGENCE

Après Pierre Etaix, encore un grand artiste dont le patrimoine artistique est en très grand danger !!

Demain et après demain, salle des ventes Drouot-Richelieu à Paris, la mémoire et les archives du Mime Marceau risquent d'être dispersées à tout jamais !

Il est encore temps d'agir, mais il faut faire vite, très vite.

Pour signer la pétition (c'est gratuit et indispensable !!) ou participer à la sauvegarde de ce patrimoine unique, visitez cette adresse:

http://www.unmuseepourbip.com/Accueil.html

 Par avance merci

 

 

 


Commentaires

 

1. anaflore  le 26-05-2009 à 09:21:59  (site)

c'est vrai que c'est le patrimoine du ciné bonne chance

2. tilly  le 27-05-2009 à 11:24:06  (site)

Bonjour

J'ai entendu ce matin sur France Inter que fort heureusement les encheres ne s'etaient pas envolees, et que la Bibliotheque Nationale avait pu preempter un nombre important de souvenirs de Marcel Marceau (archives).
C'est une bonne nouvelle (en principe) pour l'association Un musee pour Bip.

Peut-etre une moins bonne pour les ayant-droit de la succession Marceau qui esperaient autre chose...

 
 
 
posté le 16/05/09

Christine Albanel souhaite la ressortie rapide des films d'Etaix

Pierre Etaix - Etaix© Philippe de Beukelaer

 

PARIS (AFP) — La ministre de la Culture, Christine Albanel, a souhaité une "issue rapide" du conflit juridique qui empêche la nouvelle sortie en salles des films de Pierre Etaix et a réaffirmé son "soutien moral" au cinéaste, jeudi après avoir reçu une délégation d'artistes en sa faveur.

"Je souhaite une issue rapide du conflit porté devant la Justice pour que l?exploitation normale des films de Pierre Etaix puisse reprendre", a déclaré Mme Albanel.

Elle a rappelé à la délégation qu'elle apportait "son soutien moral" au cinéaste, selon un communiqué du ministère.

Cette délégation, conduite par le comédien Jacques Weber et notamment composée de Tom Novembre, Christophe Malavoy, Cabu et Jean-Paul Rappeneau, lui a remis une pétition de 56.000 signatures appelant à favoriser la diffusion des films de Pierre Etaix.

Une dernière audience est prévue à la 3e chambre du Tribunal de grande instance de Paris, vendredi à 16H00, dans l'affaire opposant M. Etaix et la société détentrice des droits de ses films. Une fois l'affaire plaidée vendredi, le jugement sera mis en délibéré.

Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière, co-auteurs des films, ont entamé une action juridique en décembre 2007 devant le TGI de Paris, pour contester le contrat de cession de droits de leurs oeuvres, détenu par Gavroche Productions.

Le contrat, proposé à Pierre Etaix par son ancienne avocate, Me Francine Wagner-Edelman, cédait à la société Gavroche Productions, gérée par Alain Wagner, frère producteur de l'avocate, les droits exclusifs de restauration, de représentation et d'exploitation des cinq longs métrages pour le monde entier.

Réalisés de 1963 à 1970, "Le soupirant", "Yoyo", "Tant qu'on a la santé", "Le grand amour" et "Le pays de Cocagne" n'ont jamais été exploités par Gavroche Productions.

En novembre le TGI n'avait pas autorisé la restauration et l'exploitation non commerciale des films, renvoyant les deux parties au jugement sur le fond.

Pierre Etaix, qui fut l'assistant-réalisateur de Jacques Tati sur "Mon oncle", a remporté un Oscar en 1963 avec son court métrage "Heureux anniversaire" et ses longs métrages sont admirés dans le monde entier.

 

 


 


Commentaires

 

1. wilmo  le 16-05-2009 à 15:16:57

hourrah hourrah
je vois bien une soirée bobine citoyennes avec les courts métrages de pierre etaix sur le thème "droits d'auteurs" hadopi et tout ça...

 
 
 
posté le 11/05/09

Alhambra, on progresse

 

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La survie du cinéma Alhambra suscite encore des inquiétudes chez certains cinéphiles calaisiens. Pourtant la situation se décante au fil des semaines. Jeudi après-midi, une réunion s'est tenue avec, entre autres interlocuteurs, Arnaud Clappier, Antoine Deguines, le directeur des services juridiques de la ville et l'expert-comptable de l'Alhambra. Tous affinent encore la forme que pourrait adopter le cinéma placé actuellement en redressement judiciaire. Mais une chose est sûre, l'Alhambra a de l'avenir à Calais, avec une programmation dans le droit fil de ce qui a été fait depuis sa création.

 

 

(Nord Littoral - 10 mai 2009)

 


 
 
posté le 08/05/09

MATEZ CE CINÉ (MATÉ)

3è ciné-maté (ou cinéma-thé)

DIMANCHE 10 MAI À 16H40

 

On se retrouve après la projection pour refaire le film (bon courage!) autour d'un thé, un maté ou une autre boisson chaude…

 


Synecdoque :
(du grec sunkedokhê, « compréhension simultanée »). Figure de rhétorique qui consiste à prendre : la partie pour le tout (le grand écran pour le cinéma) ; le tout pour la partie (la loi pour la police) ; le genre pour l’espèce (les mortels pour les hommes) ; etc.



 

 

Si vous n’avez pas tout compris à cette définition, pas bien grave. Synecdoche, New York (avec l’orthographe anglo-saxonne) est un joyeux et brillantissime labyrinthe narratif dont on n’a pas forcément toutes les clés, et tout cela est bien volontaire de la part de ce cinoque de réalisateur, Charlie Kaufman. Kaufman était connu jusqu’à présent comme scénariste, et pas des moindres ! Dans la Peau de John Malkovichde Spike Jonze ou Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry… c’était lui ! Vous savez donc à quelle gymnastique excitante vont être soumis vos neurones…

 

Écrit et réalisé par Charlie KAUFMAN - USA 2008 2h05mn VOSTF - avec Philip Seymour Hoffman, Samantha Morton, Michelle Williams, Catherine Keener, Emily Watson, Dianne Wiest, Jennifer Jason Leigh, Hope Davis, Tom Noonan... 

 


Commentaires

 

1. wilmo  le 11-05-2009 à 09:26:05

ce film est la preuve qu'un bon scénariste n'est pas forcément un bon réalisateur!
ahhhhhh - un synecdoque réalisé par Woody Allen... là ça aurait été bien!
Ce film m'a fait penser à la suite de "Autant en emporte le vent" (suite dont j'ai oublié le nom et l'auteur, c'est pour dire!): ça veut récupérer une bonne (très bonne) idée, mais c'est creux, c'est vide, c'est mou, c'est bête, c'est mal joué et complètement téléphoné (ah la scène HILARANTE de la mort de la tatouée - ça faisait longtemps que je n'avais pas ri comme ça).
PS: c'est mon avis et apparemment celui de toutes les personnes qui ont assisté à cette séance... Je donne comme notes 7 pour l'idée, 1 pour la pellicule et -15 pour la réalisation (et -20/10 pour l'acteur principal...).

 
 
 
posté le 06/05/09

Les cinémas ISF prennent position contre Hadopi

HADOPI - Le Net en France : black-out

 

 

On y revient de façon plus "light" dans le prochain édito de la gazette. Selon toutes probabilités, la loi dite "Création et internet" sera votée la semaine prochaine par une écrasante majorité de députés - à l'enthousiasme très, très relatif. Et si, à force de tout regarder avec les œillères obligeamment fournies par les businessmen des Fnac-Vivendi-Universal-Warner, accrochés à un modèle économique vacillant, nous risquions de passer à côté des vrais enjeux de cette mutation technologique ?

  

Avec les camarades Indépendants, Solidaires et Fédérés (ISF), l'association de salles de cinéma indépendantes créée l'an dernier, Rodolphe, le plus spécialiste d'entre nous de ces choses a fignolé le communiqué suivant.

Que nous signons des deux mains.

 

Hadopi, la stratégie de la rupture entre les créateurs et leur public.

Nous, salles de cinéma, sommes opposées à la loi Hadopi car elle est liberticide, réactionnaire et inefficace. Nous sommes opposés à cette loi car elle ne résoudra en rien les difficultés du secteur de la création, elle tend à opposer les créateurs et leur public et semble totalement ignorante des implications des mutations technologiques actuelles sur nos pratiques culturelles. Si les salles de cinéma ont encore un avenir, c’est pour être un lieu d’échange et de partage, et non un lieu où on surveille les spectateurs avec des jumelles infra-rouge, et ou devant chaque film ont diffuse un texte demandant à chacun de dénoncer son voisin (il est vrai que nous vivons des temps troublés où l’on en revient à interdire les réunions sous couvert de protéger le citoyen…). La salle de cinéma a une raison d’être, c’est d’être le lieu de l’expérience collective, et de s’inscrire pleinement dans la vie de la cité.

Comment avons-nous pu perdre le sens de ce que nous faisons au point de restreindre les libertés individuelles et la diffusion des œuvres au nom de la préservation de la création ? En opposant les artistes à leur public, la loi Hadopi vide de son sens l’objet de toute création : être vue, écoutée et partagée. De quelle culture s’agit-il en fait ? Assurément pas celle des Lumières, mais plus probablement celle de l’argent. L’industrialisation de la diffusion des œuvres fut un moyen efficace dans les siècles précédents, depuis l’invention de l’imprimerie, de diffuser la culture au plus grand nombre. Aujourd’hui, la dématérialisation des œuvres remet en cause ce mode de diffusion et offre aux créateurs des possibilités de diffusion et d’émancipation sans précédent. Encore faut-il ne pas louper le coche…

Le numérique pourrait être pour nous une opportunité extraordinaire de jouer ce rôle de lieu d’échanges et d’émulation artistique, si l’on avait la possibilité de diffuser à la fois des créations locales à petit budget, et à la fois des productions plus ambitieuses. Or les matériels que l’on nous propose aujourd’hui sont trop chers et ne permettent pas de diffuser tout ce que le numérique peut offrir. Nous sommes pour l’heure cantonnés dans une norme de fichiers difficiles à mettre en œuvre. Une plus grande souplesse nous permettrait de diffuser plus aisément des créations locales, sans coûts supplémentaires, et de favoriser ainsi l’émergence de nouveaux talents. C’est avant tout ce qui nous intéresse, nous exploitants citoyens, dans le passage à la projection numérique. Un matériel plus adapté aux petites salles permettrait de surcroit un renouveau des salles de quartier et d’ainsi revitaliser le tissu social. Internet et le numérique ont libéré partout dans le monde des énergies créatrices extraordinaires. Il est essentiel de ne pas brider ces énergies comme le propose cette loi qui ne favorisera en rien la diversité culturelle et n’anticipe en rien les mutations de la société, et l’évolution des pratiques. L’objet de cette loi est de préserver les structures pyramidales issues de l’ancien monde, de maintenir sous perfusion des modèles sans avenir.

Non contente d’être inefficace, la loi Hadopi aura pour conséquence directe de rémunérer non pas les artistes, mais les différentes sociétés offrant des services payants permettant de télécharger anonymement (les fournisseurs d’accès aux newsgroups, les hébergeurs de fichiers volumineux, les serveurs de proxys ou autres tunnels cryptés et sécurisés…). Il est temps de mettre en place cette contribution créative que nous appelons de nos vœux. Car si elle n’est pas mise en place, la prochaine étape sera la fin de la neutralité d’Internet. Et c’est là que la diversité culturelle est en réel danger.

Les fournisseurs d’accès ne doivent pas devenir des fournisseurs de contenus. Internet, c’est la décentralisation et la possibilité donnée à tout un chacun de produire et diffuser du contenu. Or c’est ce qui se profile actuellement, et pas seulement pour Internet mais aussi pour le passage au numérique des salles de cinéma.

Dans un futur proche, les films sont amenés à être acheminés dans nos salles par le biais des fournisseurs d’accès. Or si ceux-ci deviennent fournisseurs de contenus, quelle liberté de programmation aura-t-on ? Si les fournisseurs d’accès deviennent fournisseurs de contenus, le filtrage des réseaux sera la prochaine étape, et ce sera la mort de la diversité culturelle. On veut nous transformer en télévision câblée, au même titre qu’on veut transformer Internet en un media comme un autre, c’est à dire contrôlable. Ne nous y trompons pas, la loi Hadopi n’est là que pour maintenir les pouvoirs en place et favoriser une concentration des medias encore plus grande.

À l’ère numérique, la notion d’intermédiaire technique est essentielle. Comment expliquer la montée fulgurante de l’iTune Store d’Apple ? Cela a-t-il favorisé une meilleure rémunération des artistes ? Certainement pas. Il est temps que les créateurs prennent la mesure des possibilités d’émancipation que leur offre le réseau, qu’ils n’échangent pas une servitude pour une autre. La contribution créative semble être un bon moyen pour y parvenir. Mais il est également temps que les millions de gus dans leurs garages, ceux qui innovent chaque jour sur le réseau, prennent conscience qu’ils doivent travailler avec les artistes pour inventer des nouveaux modèles pour rémunérer la création. La diversité culturelle, nos libertés et la bonne santé de nos démocraties sont en jeu. Sommes-nous encore des êtres humains, ou sommes-nous devenus des fourmis pour vouloir, quelles que soient les circonstances, sans aucune réflexion et à n’importe-quel prix, préserver la structure immuable de la fourmilière ? La révolution de l’âge numérique aura-t-elle lieu ?

Indépendants, Solidaires, Fédérés est une association regroupant des salles de cinéma indépendantes (UtopiaPandoral’AlhambraDiagonal… et autres).

 


Commentaires

 

1. wilmo  le 06-05-2009 à 20:17:51

ça me rappelle les moines copistes qui ne voulaient pas de l'imprimerie...

2. wilmo  le 07-05-2009 à 09:27:36

quel mic-mac!
Le parlement européen vient d'adopter un amendement s'opposant à l'application du projet de loi Création et Internet, soutenu et défendu par les socialistes européens, au lendemain de la publication d'une lettre de «rupture» signée par cinq artistes classés à gauche (Pierre Arditi, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Bernard Murat et Michel Piccoli).

3. wilmo  le 07-05-2009 à 10:14:56

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé a affirmé jeudi que l'opposition du Parlement européen d'autoriser les coupures d'Internet sans décision de justice préalable "ne vaut pas" en France, dénonçant à nouveau "les petites manips des socialistes".
"C'est le prolongement des petites manips des socialistes français qui ont passé un coup de fil à leurs copains socialistes eurodéputés", a-t-il déploré sur France-2. "Dans l'urgence, ils nous ont fait passer un amendement qui ne tient pas la route une seconde au Parlement européen".

tsssss, et en plus ils sont mauvais perdants!

4. wilmo  le 08-05-2009 à 15:03:43

un lien intéressant pour se tenir au courant
http://hadopi.tumblr.com/#xtor=AL-32280184

 
 
 
posté le 06/05/09

La fin du calvaire pour le clown-cinéaste Pierre Etaix ?

La fin du calvaire pour le clown-cinéaste Pierre Etaix ?

 

LE FIL CINÉMA - On connaît “Yoyo” et “Le Soupirant”. Mais Pierre Etaix, le Buster Keaton français, a réalisé cinq longs-métrages, tous aussi désopilants… invisibles depuis des années pour d’obscures histoires de droits. Tout pourrait changer le 15 mai prochain…


Résumé des épisodes précédents. Depuis 1996, le clown-cinéaste est au cœur d'un imbroglio juridique ubuesque qui bloque la distribution de ses cinq longs métrages, écrits avec son ami Jean-Claude Carrière entre 1963 et 1970. Sur les très mauvais conseils de son ancienne avocate, Etaix a cédé les droits de Yoyo, Le Soupirant, Le Grand Amour, Tant qu'on a la santé et Pays de cocagne à un producteur douteux qui se trouvait être... le frère de celle-ci.

Décision désastreuse qui empêche l'auteur de montrer ses films comme bon lui semble, alors que les festivals et les cinémathèques du monde entier les réclament. Et que les mécènes affluent pour restaurer les bobines de 16 mm, qui, dans l'attente, se dégradent dangereusement.

Prochaine bataille d'avocats le 15 mai au tribunal de grande instance de Paris. En attendant, un comité de soutien fédère les bonnes volontés par le biais du site www.lesfilmsdetaix.fr. Quant au principal intéressé, il vient de finir, à 81 printemps, l'écriture d'un spectacle de music-hall et n'attend plus qu'un producteur pour remonter sur scène.

Jérémie Couston

Télérama n° 3094
 


Commentaires

 

1. wilmo  le 06-05-2009 à 11:37:05

j'espère qu'on fera une soirée spéciale pour fêter ça...

2. spino-for-ever  le 06-05-2009 à 11:44:07  (site)

Dès que les films de Pierre Étaix (déjà un de restauré !) sont libérés, sûr qu'on les programme à l'Alhambra !

 
 
 
posté le 28/04/09

Dany Boon, c'est Bourvil !

Les frères Dardenne à Mons : « Dany Boon, c'est Bourvil ! »

lundi 27.04.2009, 10:44 - La Voix du Nord

 

 Jean-Pierre et Luc Dardenne, hilares devant la projection du «Dictateur », de Charlie Chaplin.
Jean-Pierre et Luc Dardenne, hilares devant la projection du «Dictateur », de Charlie Chaplin.
 

Consacrés deux fois Palme d'Or à Cannes, les cinéastes belges, Luc et Jean-Pierre Dardenne, étaient au Mundaneum de Mons (B) la semaine dernière pour le vernissage de l'exposition "Des frères Lumière aux frères Dardenne".

 

 

Cette exposition retrace l'évolution des technologies du cinéma. Ont-elles changé son contenu ?OAS_AD('Position1'); 

Jean-Pierre Dardenne : « Armand Gatti, grand metteur en scène de théâtre, a dit un jour : "Ce qui importe, c'est ce que tu as à raconter. La technique, tu la trouveras". Mais du matériel plus léger a permis d'apporter un nouveau souffle au cinéma pendant la Nouvelle vague, dans la prise de son. »

 

Êtes-vous les descendants des frères Lumière ?

Luc Dardenne : « Comme tous les cinéastes. »

JPD (revient sur l'intitulé de l'exposition) : « Il y a un abus de langage : les frères Lumière, c'est l'origine du cinéma. Nous, nous sommes de passage et ne prétendons pas à sa fin ! (rires) »

 

On vous met souvent une étiquette de cinéastes sociaux. Ça vous énerve ?

LD : « Quand les gens utilisent cet aspect pour dire "on va s'ennuyer car on part de la réalité, oui". On disait la même chose de Bergman. »

JPD : « Évoquer le réel, c'est pas comme si on s'était dit : "c'est ce qu'on doit traiter". C'est comme ça. On fait ce qu'on sait faire. »

 

Vous verra-t-on aux manettes d'une comédie, un jour ?

LD : « Les cinéastes qui ont pu passer à deux choses si différentes, c'est rare. Il y a eu Chaplin. Poelvoorde excepté, il n'y a pas la tradition de la comédie chez nous en Belgique. »

 

Qu'avez-vous pensé de « Bienvenue chez les Ch'tis » ?

LD : « J'ai beaucoup aimé. Notamment les deux acteurs (Dany Boon et Kad Merad). Dany Boon, c'est Bourvil ! Il en a la carrure. Il est capable de mélanger rires et larmes. Extraordinaire. »

 

Pour une fois, vous ne faites pas partie de la sélection officielle du festival de Cannes...

Ensemble : « C'est normal, on n'a pas de film ! Il y en a un en préparation, mais on ne dira rien. »

 

RECUEILLI PAR J. CA.

 


 
 
 

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