posté le 20/08/09

Association Hors cadre

Six jeunes du Beau-Marais tournent un court métrage sur leur quartier

Le Beau-Marais dans l'oeil de la caméra


 

Laurence peine à les reconnaître. L'animatrice du Centre d'animations des jeunes, au Beau-Marais, encadre depuis le début de la semaine dernière un groupe de six jeunes originaires du quartier, tous bénévoles pour participer au projet mis en place avec le Service Jeunesse de la ville et l'association Hors Cadre  : réaliser un court-métrage sur leur quartier, qui sera diffusé lors des vacances de la Toussaint à l'Alhambra.

 

Hier, caméra à l'épaule, ils ont arpenté les allées du parc Saint-Pierre. Parfois introvertis lorsqu'il s'agit d'évoquer leur travail, Ismayil, Justine, Emré et leurs amis s'enhardissent lorsqu'il s'agit d'aller au contact des visiteurs de l'exposition de Yann Arthus-Bertrand et de filmer leurs impressions.

Interview au parc Saint-Pierre
Erik Chevalier, vidéaste, encadre ces jeunes calaisiens depuis bientôt dix jours. « Certains d'entre eux montrent une grande motivation. Je ne serais pas étonné de voir certains poursuivre leur chemin dans l'audiovisuelle. » Après une première partie du travail consacrée à l'écriture d'une ébauche de scénario, dans une salle du centre Gérard-Philipe, le tournage à proprement parlé pouvait enfin commencer. «  Mais rien n'est figé, prévient le spécialiste. Il y a des choses qui naissent de leur expérience sur le terrain. Les premières journées de tournage ont notamment permis de développer certaines idées qui n'étaient pas inscrites dans le scénario de base par exemple.
 » Si le quartier du Beau-Marais, où vivent tous ces jeunes âgés de 12 à 18 ans, est présent en fil rouge tout au long du film, les cinéastes amateurs ont voulu aller plus loin en abordant les thèmes aussi variés que l'écologie et les différences culturelles. « Dans le groupe, explique Laurence, il y a quatre jeunes d'origines turques et deux Françaises. Au fil des séances de travail, on en est venu à aborder le thème de nos origines. » C'est ainsi que l'un d'entre eux, en abordant le sujet un soir avec ses parents, a appris que du sang espagnol coulait dans ses veines, son arrière-grand-mère étant née dans la péninsule ibérique.

Entre fiction et réalité
La journée de mardi était donc consacrée aux prises de vue dans le parc Saint-Pierre, où les jeunes se sont littéralement appropriés l'exposition. « Le court-métrage comportera une partie de fiction mais aussi une certaine dimension documentaire avec des réactions de personnes qui s'entrecroiseront avec des scènes jouées par les jeunes comédiens. Ça ressemblera à une partie de ping-pong », confie Erik Chevalier.
Pendant près d'une heure, Ismayil et toute la troupe ont ainsi interviewé plusieurs passants pour recueillir leur réaction sur l'exposition mais aussi sur leur vision de l'écologie à Calais. Perche de preneur de son dans les mains, casque sur les oreilles, caméra à l'épaule, c'est une véritable équipe de tournage qui a débarqué dans le poumon vert du centre-ville calaisien.
Le lendemain, retour au Beau-Marais « où l'on a essayé de trouver dans le quartier des vues qui pouvaient ressembler par analogie aux photos de l'exposition. » Ismayil s'est également glissé dans la peau de son père : « On a tourné la scène où ce monsieur est arrivé pour la première fois en France. L'une des scènes montre son premier contrôle par la police. Comme il ne maîtrisait pas encore le français, il a toujours répondu oui aux questions du fonctionnaire de police même lorsqu'il lui a demandé si la mobylette sur laquelle il se trouvait était volée. »
Pérenniser le projet
Après 70 heures de travail, le montage du film prendra fin vendredi soir. Erik Chevalier y apposera ensuite sa touche finale en attendant de découvrir la version finale sur grand écran dans quelques semaines. Mais déjà, au CAJ Marinot, on espère renouveler l'opération l'été prochain.
« L'objectif de ce projet est avant tout de valoriser ces jeunes du quartier », confie Yannick Loyer, directeur de la structure calaisienne qui, devant l'enthousiasme des petits cameramen, espère effectivement pérenniser le projet et réaliser chaque année un court-métrage. «  Si cette année, on aborde le thème de l'environnement, pourquoi ne pas travailler l'année prochaine sur le thème de la sécurité routière. Il s'agit d'un moyen original de sensibiliser les jeunes des quartiers à des sujets de société qui n'ont pas l'occasion d'aborder le reste de l'année.
 »
T.S-M.

Le programme Passeurs d'images a pour principal objectif de développer l'éducation à l'image en direction des publics éloignés de l'offre culturelle et est coordonnée en région Nord - Pas de Calais par l'association Hors Cadre depuis 1998.
37 sites de la région Nord - Pas de Calais sont associés à cette opération initiée par le Centre national de la cinématographie avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles (ministère de la Culture), de la Préfecture de Région, du conseil régional du Nord - Pas de Calais, du conseil général du Nord, du conseil général du Pas-de-Calais et de l'ACSE (Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances).
Passeurs d'images, édition 2009, s'articule en cinq volets : - les séances en plein air : 31 projections en plein air, séances festives de qualité, accueillent gratuitement tous les habitants. Elles se déroulent au coeur des quartiers sur un écran géant et sont l'occasion d'offrir un « air de vacances et de ciné » à ceux qui ne partent pas.
- les ateliers de pratiques de l'image : 16 ateliers de pratique sont animés par des créateurs, professionnels de l'image et du son. Ils ont pour principal objectif de permettre aux jeunes de découvrir les aspects du septième art, en portant un regard actif et critique sur les images et leur environnement. En réalisant un film (documentaire ou fiction), les jeunes s'inscrivent dans un véritable projet d'éducation à l'image.
- les séances exceptionnelles et les ateliers de programmation : 16 séances exceptionnelles sont organisées dans les salles de cinéma et en milieu pénitentiaire. Elles permettent aux publics de rencontrer réalisateurs et acteurs venus présenter leur film et engager un débat à l'issue de la projection.
Ces séances sont programmées et animées par des groupes lors d'ateliers de programmation accompagnés par Hors Cadre.
- La politique tarifaire : Afin de permettre aux jeunes éloignés de l'offre culturelle et à leur famille de retrouver le chemin des salles obscures, 6  000 chèques cinéma sont diffusés dans les huit villes qui accueillent la manifestation. Ils permettent de bénéficier d'une réduction de 1,50 euros sur le tarif réduit des salles associées à l'opération.
- Les Rencontres régionales ''Ateliers d'images/Images d'ateliers'' : Chaque année depuis 12 ans, des rencontres permettent aux porteurs de projet de confronter leurs expériences et aux jeunes de découvrir dans un cadre festif les productions d'une année. Ces rencontres se sont déroulées, cette année, les 29, 30 et 31 mai, à EuraTechnologies à Lille, ont présenté d'autres films que ceux issus du dispositif ''Passeurs d'images'', réalisés aussi bien en temps scolaire qu'en hors temps scolaire et ont accueilli près de 1 600 personnes.

 

En savoir plus sur hors cadre  

http://www.horscadre.eu/

 

 


 
 
posté le 20/08/09

Tarantino à l'Alhambra

Programmation du 19 au 25 aout :

Le nouveau Tarantino à l'affiche!

 

Dernières séances pour :

Bancs Publics, Ponyo sur la falaise, le roi de l'évasion.

 

Sont toujours à l'affiche :

Adieu Gary, l'Age de glace 3, demain dès l'aube, Harry Potter 6, Joueuse.

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. enilorac62  le 20-08-2009 à 10:37:51

Et tous les horaires de la semaine sont ici :
http://pagesperso-orange.fr/cinema-alhambra/horaires/files/page50_5.pdf

 
 
 
posté le 18/08/09

Festival d'OSTENDE



Le festival d'OSTENDE démarrera le 19 aout !

OSTENDE n'est pas très loin de chez nous et peut être aurez vous la chance de pouvoir vous y rendre.
Les infos à ce lien :

 


 
 
posté le 10/08/09

Amitié Calaisis Palestine

 

L'Alhambra consacrera la soirée du 16 octobre prochain à l'Association

Amitié calaisis Palestine,

 

D'ici là, vous pouvez peut être aider Amira...

 

 

 

Amira, 15 ans, blessée par la guerre à Gaza et sauvée à Calais


 

Le docteur Abarqawi, chirurgien de l'hôpital, est allé opérer en janvier dans un hôpital de Gaza. Il y a rencontré une jeune patiente, Amira, gravement blessée. Elle est arrivée à Calais pour une nouvelle intervention

Amira a 15 ans. Derrière ses yeux marrons juvéniles, des images de guerre, de violence. De mort aussi, celle de sa soeur, de son père et de son frère.

 

La jeune fille arrive de Palestine via la Norvège. La guerre a détruit une partie de ses racines ainsi que sa maison d'un quartier de Gaza Ville en janvier dernier. Bilan : des blessures psychologiques et une très méchante fracture ouverte à la cheville droite. Durant trois jours, elle est restée sans soins, puis elle s'est traînée en marchant sur les mains dans une maison voisine à plus de 500 mètres. Elle se réfugie chez un journaliste et s'excuse d'emblée pour cette entrée presque en infraction. Son hôte la découvre blessée, assoiffée et comprend l'urgence de la situation. Amira est conduite dans un hôpital où le docteur Abarqawi, chirurgien du centre hospitalier de Calais, est allé opérer bénévolement. L'opération chirurgicale est une double urgence : problème de fracture et problème d'infection. Les cicatrices psychologiques seront peut-être plus longues à soigner que les conséquences traumatiques de la blessure.
Avec cette rencontre, Amira est déjà une sorte de miraculée. Un autre événement complète cette rencontre : Amira a quitté son pays, dûment munie d'un visa lui permettant d'arriver en France. Elle est arrivée en France mercredi, elle était à Lille ce week-end. Et à Calais depuis dimanche après-midi. Le docteur Abarqawi a pu revoir hier sa jeune patiente, elle devrait entrer à l'hôpital aujourd'hui et passer en salle d'opération demain.
Amira ne parle ni le français ni l'anglais. Elle est accompagnée par sa tante qui ne parle elle aussi que l'arabe.

Se rétablir avant
le retour au pays

« Dès que j'ai vu Amira dans cet hôpital de Gaza, je m'étais dit qu'il serait bien que je puisse la revoir, résume le chirurgien. Comme tous ces enfants, victimes de la guerre, blessés dans leur sang et dans leur chair. Mais il est très difficile de pouvoir les faire sortir pour les soigner à l'étranger, pour des raisons diplomatiques et politiques. Parce que ce n'est pas bon de laisser voir de si jeunes victimes des combats. » Pourtant, Amira a pu franchir les frontières et être prise en charge par une association humanitaire et médicale, PalMed. Dont les membres connaissaient l'engagement du praticien.
« Le départ d'Amira, qui signifie "princesse", s'est fait dans la précipitation, confirme Françoise Lurot, présidente de l'association Amitiés Calaisis Palestine. Pour l'anecdote, elle a fait route jusqu'en Norvège avec une équipe de football. » À Calais, Amira et sa tante ont été hébergées dans un hôtel réglé par l'association locale, avant d'être prises en charge dans une famille d'accueil. «  Famille qui, elle, parle arabe », complète la présidente de l'association, dont le docteur Abarqawi est le vice-président.
Dans quelles conditions matérielles pourra se dérouler l'opération d'Amira ? Cette question-là n'est pas encore résolue. Les prises en charge de la Sécu ne s'appliquent pas en pareil cas. Mais le chirurgien est confiant, et l'intervention se fera. « Une première intervention », ajoute-t-il puisque d'autres soins seront encore nécessaires pour la jeune fille. D'abord, il va falloir regarder l'état de la cheville de l'adolescente puisqu'elle n'a plus reçu aucun soin depuis la mi-janvier. Ensuite, il y a une rééducation du membre à rattraper. Et une indispensable rééducation... qui pourrait se faire peut-être à Berck. « Là-bas, chez elle, rien n'est possible. Il n'y a pas de rééducation et le matériel médical n'arrive pas à Gaza, il est stoppé bien avant. » Le visa d'Amira et de sa tante expirera bien avant le rétablissement de la jeune fille. Qui n'aspire qu'à une chose : rentrer chez elle, retrouver ses racines. Et le reste de sa famille.

Laurent GEUMETZ


« Nous sommes dans l'action concrète, sur le terrain. » Françoise Lurot, la présidente de l'association Amitié Calaisis Palestine, suit depuis des mois le cas de la jeune Amira. « Aujourd'hui, elle est à Calais, avec nous, elle est notre priorité, mais il y a encore beaucoup d'autres enfants dans ce cas. » Des centaines ? « Non, plutôt des milliers », estime le docteur Abarqawi, chirurgien et vice-président de l'association.
« Notre travail est d'abord un travail d'information sur ce qui se passe vraiment au sein de ces territoires , complète Françoise Lurot. Nous avons aussi comme but, au sein de l'association, d'aider les populations en envoyant du matériel médical. » Pour soutenir l'association, les dons sont les bienvenus.
* Contact : Association Amitié Calaisis Palestine, 06.71.16.95.92. Adresse mèl : fralurot@orange.fr

Amira veut vivre sa vie à Gaza. C'est une adolescente comme on en rencontre à tous les coins de rue. Des béquilles qui peuvent laisser croire à un banal accident. Un vrai sourire d'enfant, qui ne comprend pas un seul mot de français mais qui réagit toujours lorsque l'on prononce son prénom. Amira, une petite princesse de 15 ans que le destin a déjà beaucoup éprouvé. Elle est l'un des rares enfants - avec un autre jeune blessé pris en charge à Necker pour des troubles neurologiques - à avoir pu arriver en France. A Calais, elle retrouve le chirurgien qui l'a déjà opérée une fois dans un hôpital de Gaza. Et elle s'en voudrait presque d'avoir pu arriver ici en laissant derrière elle sa famille. Elle a hâte de retourner là-bas, à Gaza. Tout en ouvrant de grands yeux devant un escalator - inexistant dans cette partie du monde -, elle porte un regard d'enfant sur les vitrines des magasins et déjà une froide lucidité sur l'avenir.
« Je veux retourner chez moi, je veux retrouver mes racines et ma famille, insiste-t-elle.
Mais je sais aussi ce qui va se passer : en janvier, le quartier où j'habitais, à Gaza Ville, a été détruit par les combats. J'ai perdu des membres de ma famille, j'ai été gravement blessée, restant trois jours sans soins. Tout va être reconstruit. Pour être à nouveau détruit
... » Pas de quoi entamer sa détermination. Elle a déjà reçu des propositions d'adoption. Alléchantes. Mais elle y a opposé un refus poli mais définitif. Sa place, elle se trouve toujours à Gaza. Elle y a sa place, ses racines et un avenir. Amira a 15 ans, comment s'imagine-t-elle à 30 ans ? « Tout simplement à même de protéger mes enfants », glisse-t-elle avec une sincérité candide.
Avec des yeux qui parlent pour elle, qui en ont déjà trop vu mais dans lesquels vit une énorme lueur d'espoir.

L.G.
 


 
 
posté le 30/07/09

les métiers du cinéma

dans notre série "les métiers du cinéma", nous vous présentons un historien du cinéma qui reconstitue les films disparus: Nikolai Izvolov...

 

 


 
 
posté le 30/07/09

WE ARE HAPPY !!


RV de ce jour au Tribunal de Commerce de Boulogne :
 
Nous  aurions préféré que l'affaire se règle aujourd'hui, mais nous savions que ça n'était pas possible faute d'un engagement concret et voté de notre Municipalité.

Mais cette nouvelle étape se solde par la décision d'une prolongation de 6 mois de la période d'observation du cinéma.
C'est en soi une  bonne nouvelle,  qui laissera aux mordus et aux amoureux de l'alhambra  tout le temps d'exprimer soutien, attachement, passion pour leur cinéma.

Continuez de fréquenter frénétiquement l'Alhambra.
 

 

 

 
 


 
 
posté le 30/07/09

l'Alhambra au tribunal

L'Alhambra a rendez-vous cet après-midi au tribunal de commerce

jeudi 30.07.2009, 04:46 - La Voix du Nord

 Une fréquentation en hausse et le soutien municipal devraient permettre à l’Alhambra de convaincre le tribunal de commerce. Une fréquentation en hausse et le soutien municipal devraient permettre à l'Alhambra de convaincre le tribunal de commerce.

|  CINÉMA |

Aujourd'hui, la société des Films de la Basse-Cour, qui gère le cinéma Alhambra, a rendez-vous devant le tribunal de commerce de Boulogne. Qui devrait prolonger la procédure de redressement judiciaire.

 

En redressement judiciaire depuis le début du mois de février, l'Alhambra a rendez-vous cet après-midi au tribunal de commerce. Arnaud Clappier, responsable du cinéma, aborde cette audience «  plutôt sereinement. Je pense, enfin j'espère, que le tribunal accordera au cinéma une prolongation de ce redressement. » L'optimisme d'Arnaud Clappier repose sur deux points. D'abord, les chiffres de fréquentation du cinéma, en forte progression : «  Sur les six premiers mois, on est à peu près à 10 % de fréquentation de plus. Et ce avant la programmation de L'âge de Glace, qui cartonne depuis le début du mois », indique Arnaud Clappier. Ensuite, la Ville de Calais manifeste toujours son soutien au cinéma de centre-ville, même si aucune décision concrète n'a été prise quant aux moyens de ce soutien : « Cela devrait se régler assez rapidement, ajoute Arnaud Clappier. Le passage en forme associative tient toujours la corde, mais il existe des dispositifs légaux permettant aux pouvoirs publics d'aider des sociétés comme la nôtre, donc il est possible que Les Films de la Basse-cour demeurent une société privée. Moi, je n'ai pas de préférence. Mon seul souhait est de pouvoir poursuivre l'exploitation de ce cinéma dans de bonnes conditions. » En tout état de cause, la prolongation du redressement offrirait un nouveau sursis au cinéma, lui permettant d'envisager sereinement les meilleures conditions de sa survie. •


B. M.

 


Commentaires

 

1. enilorac62  le 30-07-2009 à 10:48:11

On croise les doigts... et on continue d'accompagner Arnaud et toute l'équipe formidable de notre ciné préféré !!! love_1

 
 
 
 

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